Sommet sur le climat

Et si la lutte aux changements climatiques, en plus de propulser le Québec à l’avant scène des leaders en la matière, permettait enfin de rallier les difféntes forces en présence dans la Belle province vers un but commun, soit la réduction des GES? Lien

Ajout important à la liste canadienne des substances toxiques

Le gouvernenent canadien réagi à la découverte de la présence d’une importante quantité de microbilles de plastique dans les eaux du Saint-Laurent dont l’effet sur la chaine alimentaire est plus que probable: .

Ces microbilles ajoutées à plusieurs produits couramment utilisés dont les exfoliants, les dentifrices et les démaquillants sont si petites que les usines d’épuration des eaux ne peuvent le retenir. Elles sont alors transportées dans le milieu naturel où elles s’accumulent.

Il en découle que le parlement a ajouté ce microplastique à la liste canadienne des substances toxiques.

camp-de-chasse1200x970-opt

Vivre ses rêves

À l’été 1991, au lieu d’engranger le plus d’argent possible comme tout étudiant raisonnable aurait fait avant de débuter ses études universitaires, je me suis fait cigale et je suis parti pour une virée de 20 000 km. Un road trip qui m’a conduit en Alaska, avec un crochet dans les Territoires du Nord-Ouest. Chacun ses priorités : J’allais me gaver de paysages spectaculaires avant ces années d’études en biologie, dont un film sur Charles Darwin, vu lorsque j’étais enfant, m’avait tracé la route.

Kilomètre après kilomètre, je me dirigeais vers un de mes rêves : voir l’Arctique. À Inuvik, je pris un avion en direction de Banks Island où j’ai passé près d’une semaine sous le soleil de minuit. Sachs Harbour était mon port d’attache, j’y campais sous l’œil désapprobateur des résidents, des ours polaires rodaient dans le secteur. Pas de doute, ils n’auraient pas levé le museau sur une Tarte comme entrée, plat principal et dessert.

Les paysages y sont splendides! Voir un troupeau de bœuf musqué traversant une rivière restera gravé dans ma mémoire à tout jamais. J’étais dans le reportage National Geographic.

Lors d’une soirée, des Inuits m’ont invité à faire un tour de chaloupe. À une heure du village, vers l’est, on s’est arrêté à un camp de chasse aux abords de la mer de Beaufort. À cet endroit précis, j’atteignais mon rêve, c’était aussi concret que de toucher le fond d’une piscine de 12 pieds de creux. J’en avais la chair de poule. La lumière était magnifique, un paysage épuré fait de glaces et de galets avec, pour seul témoignage de la présence humaine, ce camp de chasse. À vivre et à revivre!

Je commençais mon bac quelques semaines après. C’était le retour de la fourmi, quoique, dès le premier soir, je suis allé prendre une bière avec trois étudiants. Un d’entre eux était Hugo, mon associé et ami de longue date.

 

Hugo pêche à l'omble de l'arctique

Soleil de minuit

Les journées sont longues sous le soleil de minuit. Après avoir passé 14 heures à survoler la toundra du nord de l’île de Victoria et avoir creusé de multiples pédons dans le pergélisol, rien de mieux que de s’offrir une petite partie de pêche à l’omble de l’arctique.

Le silence n’existe jamais. Sans parler, j’entends le bruit calme de ma respiration, des derniers blocs de glace qui s’entrechoquent sous le courant de la rivière et des mouches noires qui rêvent de ma peau toute chaude. Je me demande comment le poisson fait pour vivre dans cette eau glaciale toute sa vie. Un peu de chaleur, ça ne fait jamais de tort, quoique, dans ma poêle, il fera assurément trop chaud…

À ces latitudes, on lève le nez sur la truite grise. On ne souhaite qu’une seule chose, c’est qu’elle ne morde pas. Le but ultime, c’est qu’un omble de l’arctique morde à l’hameçon. Je lance la ligne dans les derniers remous, là où la rivière se jette dans le lac. Une fois, deux fois, pas besoin d’être bien patient. Une truite grise aussitôt remise à l’eau. Et c’est reparti, un lancer, et deux … ho, là, ÇA mord. Au bout d’un beau combat de 15 minutes, la bête se montre encore fière, mais épuisée. Et hop, la voilà hors de l’eau, avec ses trois pieds et ses 18 livres.

De la rivière à l’assiette s’écoule à peine une heure, le temps de vider le poisson et de le faire cuire. Satisfaction garantie, le bedon bien rempli, il est l’heure d’aller se coucher sous le soleil de minuit.